Michiyo Yagı / Tony Buck

photos © Sébastien Bozon

jeudi 23 août 2018 / Noumatrouff.
festival Meteo Mulhouse

 

Pas besoin de faire le malin, pour rendre compte de ce duo. Michiyo Yagi, au koto japonais dénué de toute tentation d’exotisme, et Tony Buck, tiers frappeur et flegmatique de The Necks. Présence, puissance et simplicité d’assaut. Trois mots suffisants pour résumer ce duo inédit. Ok, continuons encore un peu. Ça fonctionne quasi comme deux soli super complexes et superposés pour se fondre en une troisième entité bicéphale. mais, pourtant, pas de mal de casque. C’est très beau. C’est entêtant au sens premier du terme, qui vous replie et vous rentre complètement dans votre tête pour aller vous étourdir. Un peu comme un derviche cul de jatte pourrait le faire. Magique. 

Côté Koto, l’instrument est fascinant d’amplitude et de possibilités de texture (voir ci-contre). Et sa version basse, jouée à grand renfort de pédales d’effet et de looper, n’ôte rien au plaisir. La batterie, elle, est plus connue. Quoique si on s’amuse à compiler l’intégrale des drumkits joués sur une semaine de festival, on devrait finir par ne plus rien connaître de la batterie. Pour finir par finir, le duo Yagi/Buck joue à habituer votre oreille tout en gardant toujours un coup d’avance sur les changements de patterns. Une façon d’hypnose active. Hyperactive. Hyperclasse.

 

Badneighbour

 

No need to be a smart ass. This duo is great. That’s it. Michiyo Yagi plays the Japanese koto without any temptation of exoticism and Tony Buck, the phlegmatic beating third of The Necks. Presence, power and simplicity of stroke. These three words are enough to summarize this unheard duet. Ok, let's continue a little bit. It works almost like two solos. Super-complex and superimposed to merge into a third entity. but, nevertheless, no hangover. It is very beautiful. It’s heady. It folds you completely in your head to get you dizzy. As a legless dervish could do it. Magic!

The koto is fascinating of amplitude and possibilities of texture. And its bass version, played pedals effect and looper, takes nothing to pleasure. The drum is perhaps better known. But if you have fun to count the complete drumkit played on a week of festival, we should end up not knowing anything about the drums. To finish by finishing, the Yagi / Buck duo plays to accustom your ear while always keeping a move in advance on the changes of patterns. A way of active hypnosis. Superactive. Superclass.