Peter Evans Ensemble

photos © Sébastien Bozon

samedi 25 août 2018. Noumatrouff.
festival Meteo Mulhouse

 

Dernier jour de festoche. On attaque la musique improvisée par la face rock. Entame de set façon bonzo. Jim Black quasi-gainé dans un T-Shirt Joy Division. Soft comme un entrechat de Saint-Bernard. Ghost-rock plus que post-rock. Ghost comme ces fantômes imaginaires que combattent les boxeurs pour intégrer leurs enchaînements. 

En embuscade, Sam Pluta-Pluton et Violon-pilon à la Billy Bang pour Mazz Swift. Et pour compléter le shot, Tom Blancarte en reincarnation of a love bird mingusien. Choc des styles. Chacun soliloque et hoquète. Et fournit sa part de came. On a vu plus tôt dans le semaine, Peter Evans en solo sous les auspices de Dieu. C’est sans doute le diable qui le tire ce soir par la queue. 

Dans un quintet qui se prétend Ensemble, la gouaille hâbleuse est celle un peu classe des camelots de marché. Rien de falot dans la circulation des idées du combo, comme celle de confronter la voix à l’électronique. Dans les secousses lincolniennes de Mazz Swift, chaudes jusque dans leurs limites, on imagine facilement des petits angelots sous méthadone trinquer avec de vieilles fées férues de Noise. C’est putain de riche de tension accumulée et de sauvagerie défoulée. On pige un peu mieux la rage contenu dans le solo du trompettiste mercredi dernier. Pour Evans, c’est sans doute la reprise et le prolongements des cabrioles débutées avec MOPDTK et poursuivies chez Amok Amor. Moins d’ego en jeu, plus d’espace, plus d’empreinte physique. Vivement la suite.

 

Badneighbour

Last day of Meteo. Improvised music attacked by the rock face. As Bonzo usually did. Jim Black almost fit in a Joy Division T-Shirt. Ghost-rock more than post-rock. Ghost like those shadow boxers that fighters knock to integrate their training.

In ambush, Sam pluto-pluta and violin à la Billy Bang for Mazz Swift. And to worth the shot, Tom Blancarte as a reincarnation of a love mingusian lovebird. Culture Clash. Soliloquy and hiccup. Each provides his part of dope. Earlier this week we saw Peter Evans’ solo under the auspices of God. Today it's probably the devil who pulls his hair.

In a quintet that claims to be an Ensemble, the circulation of the ideas is nice, as facing voice with the electronics. Mazz Swift’s lincolnian voicing, warm in their limits, easily depicts small cherubs under methadone toasting with old fairy queens fond of Noise music. It's fucking hot. Accumulated tension and wild savagery. Maybe Evans pursues antics he started with MOPDTK or Amok Amor. Less band ego, more space, more physical footprint. To be continued.