Mauskovic Dance Band

photos © Bretzelfim

vendredi 5 octobre 2018.
Tribu Festival / Port du Canal / Dijon

 

L’Afrique, l’autre pays du fromage. Afro-Space, Afro-Cumbia, Afro-synth, le très batave Mauskovic Dance Band n’est en reste ni sur la variété ni sur la qualité du coeur de meule de sa musique. Pour preuve, les 4 tracks très malins de Down In The Basement, EP sorti en mars dernier (Soundway), où le continent-monde abreuve les tentations de Nicola Mauskovic, capitaine batteur du combo de Néederlandie. Sur disque, c’est imparable, le disco prend les traces de la Colombie, les années 80 flirtent avec le meilleur de la gomina latino. Reste à voir si le Mauskovic se fait encore plus narquois en live que sur galette. On a failli ne pas le savoir pour cause de retard camionné et grenoblois. Mais le linecheck enchâssé dans le début du concert livrait la meilleure transition de cette avant-dernière journée du Tribu festival. Le MDB est gaulé en scène comme le Big Audio Dynamite de Mick Jones et Don Letts. Une petite bande qui aurait tété du rhum à pleins naseaux pour balancer un psychoBeat gavé à la sono mondiale, le coude à la portière. Tranqchill. Certes, en l’absence du batteur, porté pâle, le rythme s’étale lentement, longuement, sans incandescence précoce. Pas de quoi défier Surya Bonaly au limbo mais tout fait idoine pour chopper des fourmis dans le bassin. Rouges forcément. Peu à peu mais sans façon, les gaziers bouffent de la scène comme des morts de faim devant un stand de hot-dogs. Réhabilitant même les ‘woop woop woop’ de synthétique aigu, enfouis depuis longtemps dans l’histoire du hip hop. Formés au passage des line-up d’Altin Gün ou de Jacco Gardner, les 5 Kids jouent la parfaite BO pour avoir envie de refaire des tours de chenille à la fête foraine de cet hiver. Même avec un batteur malade, le job est fait haut la main. Les syndicats devraient être contents, cet automne, le minimum à été réévalué. 

 

Badneighbour

 

Afro-Space, Afro-Cumbia, Afro-synth, the Mauskovic Dance Band is not greedy. Listen to Down In The Basement, a very clever 4-tracks EP released last March (Soundway). Africa is watering every ringing temptation of Nicola Mauskovic, captain drummer of the combo. On disc, disco goes to Colombia and 80’s are flirting with the best of Latino brillcreamed hairs. Let’s see if the Mauskovic could be even more sardonic in live. We almost did not know because of a kind of trucked delay. But the linecheck enshrined in the beginning of the concert delivered the best transition of this penultimate day of Tribu festival. The MDB is dressed on stage as the Mick Jones and Don Letts’ Big Audio Dynamite. A small music band that would have sucked rum with nostrils to swing a easy world-wide psychoBeat. Obviously the absence of the ill drummer made the rhythm spreading slowly, smoothly. Not enough to challenge anyone at limbo but good enough to get ants in the hips. Little by little but surely, the lads are eating off the stage like hungry people in front of a hot dog stand.  Making even great again the 'woop woop woop' that’ve been long buried in the hip hop history. Trained in the line-up of Altin Gün or Jacco Gardner, MDB plays the perfect soundtrack to get some roller-coaster tickets.