The EVIL USSES

© BdN
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dernier album paru (Stolen Body Records) / Buy here

mercredi 4 avril 2018 / La Grange Rose (Dijon)

Quartier Libre des Lentillères & Zutique productions

 

Imaginons un truc sale comme on pouvait en lire dans les vieux numéros de Métal Hurlant ou un truc que les mœurs de 2018 laissent encore passer : un genre d’orgie où se secouent sous une douche de Gin To’ François de Roubaix, Ornette Coleman et l’intégrale des Lounge Lizards de John Lurie. En résultent quelques mois après la gueule de bois, 4 rejetons hyperactifs. Conrad Singh, Dan Truen, Lorenzo Prati, Leon Boydon et leur musique.
Soit The Evil Usses
La musique des Usses Diaboliques ? Pour résumer en faisant le zouave : de la danse carnatique pour cubistes priapiques. Une fabrique à hymnes pour cow-boys délinquants. Un truc qui sait parfaitement bourrer le mou à l’interplay. Qui sait façonner des figues acrobatiques qui font danser les bassins des filles, et, à défaut, les yeux des gars. Ça sonne rock, ça se construit façon free jazz, ça se joue comme un dialogue bègue à quatre voix. Là, la basse métronomique soutient les climats glissés du bout du sax. Ici, la même basse devient hyper cursive face aux gansta-breaks électroniques du reste de l’équipée. 

Ce pourrait être les cousins britons des cocos d’équerre d’Electric Vocuhila, 4 gaziers dans le vent à pousser du pied l’héritage harmolodique d’Ornette dans les nids de poule de l’électronique et des rythmes du monde. Le Kombino Splinto des seconds est un classe écho au Gambino des seconds. C’est lettré et ça reste sauvage, ça concilie la syncope pensée et l’énergie généreuse.

Zutique prod et Les Lentillères ont eu le nez creux en posant le set du combo de Bristol à la Grange Rose. De résistance et d’underground, les tracks sans paroles des Usses en sont perclus. Ça résiste à toute mauvaise tête, ça résiste à tout grand discours, ça résiste même à toute définition. Entendu entre deux morceaux : « If you feel like dancing. Dance! ». Ok.

 

Badneighbour

 

Imagine a nasty trick as we could’ve read in old magazines or something that the manners of 2018 still let happen: a kind of orgy where was dancing under a shower of Gin Tonic Francois de Roubaix, Ornette Coleman and the John Lurie’s Lounge Lizards. Here is the result, a few months after the hangover: four hyperactive kids. Conrad Singh, Dan Truen, Lorenzo Prati, Leon Boydon and their music. Here is The Evil Usses.

The music of this diabolical Usses? To summarize while foolin’ around: carnatic dance for priapic cubists. Or, even better, a manufactory of anthems for delinquent cow-boys. Something that knows how to delude the interplay. A thing that knows how to realize acrobatic figs that make the girls’ hips tickle and the guys’ eyes too. It sounds rock’n’roll, it is built as free jazz tracks. It is played as a dialogue between four harsh voices. Here, the metronomic bass supports the climax slipped from the tip of the sax. There, the same bass becomes hyper effusive in front of electronico-gansta-breaks played by the rest of the team.

The guys of Evil Usses could be the British cousins of Electric Vocuhila, 4 lads in France kickin’ the Ornette’s harmolodic legacy into the paths of global world rhythms. The Kombino Splinto of the second is nice echo of Usses' GambinoIt’s literate and remains wild, too. It accommodates tough syncope and generous energy.

Zutique and Les Lentillères had shown a good nose putting the Bristol combo live at the 'Grange Rose’. These tracks without words are filled with Resistance and Underground. It resists any bad mood, it endures any great rethoric, it even withstands any definition. Heard between two pieces: "If you feel like dancing. Dance! ". OK. Let’s Dance.