Dreieck Interférences Ensemble

photos © Sébastien Bozon

28 août 2019.
Conservatoire / festival Météo / Mulhouse

 

Drone et microton sont dans un bateau. Vingt-deux stewards et un capitaine. Loin d’être seulement une tentative, le set du Dreieck Interférence Ensemble s’annonce au long cours. Voici un groupement d’intérêt régional, un corpus plus vraiment à l’état de promesse, un ensemble qui vise la Ligue 1 de la triangulation musicale. Phase et déphasage, cadrage et débordement. Tension/détente. Les trois angles du Dreieck, la trinité classique. Enfin, classique. Contemporaine, plus justement. Soin de la texture, écoute au cordeau où chacun est perçu et le tout est audible. Dans ses monstruosités affleurantes comme dans ses ressources miniaturisées. Si le matériau peut ne pas surprendre, les mains qui le façonnent font le job. À vue et sans boussole. Le line-up semble ne faire que peu confiance au hasard mais beaucoup à l’improbable. Belle idée de réunir sur la crête des vagues cordes, veuze, flûte contrebasse, tanbur, accordéon, set électro acoustique, électricité et instrumentarium traditionnel. Le DIE, manufacturé Grand Est, et nourri de quelques passages dans les workshops made in Météo, peut éviter les écueils de son répertoire. Notamment quand il laisse la mise de départ aux folkeux, croisés plus tôt dans la journée entre les deux battants de l’Ecluse. En particulier quand les deux bourdons viellés de la paire Barkas/Chaillou emportent l’ensemble sur une relecture de blues terrible et prenant. Sur du velours. À suivre.

 

_ Guillaume Malvoisin / LeBloc

 

Drone and microton are in a boat. Twenty-two stewards and one captain. Far from being just an attempt, the DIE’s set promises to be a long term one. Here is a group of regional interest, a corpus that is more than a promise, a group that aims for Champions League of musical triangulation. Phase and phase shift, framing and overflow. Voltage/release. The three corners of the Dreieck, the classic trinity. Well, classic. Contemporary, more precisely. Care of the texture, listening to the line where everyone is perceived and the whole thing is audible. In its outcropping monstrosities as well as in its miniaturized resources. While the material may not surprise, the hands that shape it do the job. On sight and without a compass. The line-up seems to have little trust in chance but a lot of trust in the improbable. Beautiful idea to gather on the wave crest strings, bagpipe, bass flute, tanbur, accordion, electro acoustic set, electricity and traditional instrumentarium. The DIE, manufactured by the Grand Est, and nourished by a few passages in the workshops made in Météo, can avoid the pitfalls of its repertoire. Especially when he leaves the starting bet to the folkeux, crossed earlier in the day in L'Ecluse. Especially when the two drones of the Barkas/Chaillou pair take the whole thing on a terrible and exciting blues reinterpretation. On velvet. To be continued.